Une tradition vivante, un équilibre en marche
La double distillation à repasse, loin d’être une simple routine technique, impose en Charente une exigence radicale : trouver le point d'équilibre entre puissance et délicatesse, entre la main de l’homme et la mémoire du cru. Si chaque cognac exprime son terroir, son millésime, son maître d’orchestre, c’est bien à la lumière du cuivre et sous la vigilance de la double chauffe qu’il prend forme.
Pour saisir tout ce qui fait la sève du cognac, rien ne remplace la fréquentation d’un alambic un matin d’hiver, le regard échangé avec un distillateur devant le col de cygne, la main sur la tireuse en cuivre brûlant. La double distillation à repasse reste, aujourd’hui encore, la plus belle porte d’entrée vers les mystères organoleptiques du cognac charentais.
Sources : Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC), Université de Poitiers, Revue des Œnologues n°187, INRAE, Comité National du Cognac.