L’inox : la promesse de la modernité, mais à quel prix ?
Plus abordable, résistant à la corrosion, moins cher à l’achat et à l’entretien, l’inox (principalement type 304 ou 316) s’est largement imposé pour la fermentation, le stockage, et parfois pour certains types de distillation, notamment dans la grande industrie du rhum (voire du whisky ou du gin). Il ne réagit pas ou très peu chimiquement avec les ingrédients – une vertu recherchée pour l’eau-de-vie neutre, mais un inconvénient pour le rhum voulant affirmer son caractère.
| Caractéristique |
Cuivre |
Inox |
| Coût d’achat (€/L de cuve) |
400-600 |
200-350 |
| Temps de vie estimé (ans) |
30-100* |
30-50 |
| Entretien |
Délicat, polissage régulier |
Très simple, peu de contraintes |
| Impact sur le goût |
Nettoie les notes soufrées, valorise les arômes |
Aucun - profil plus « brut » |
| Réparabilité (artisanale) |
Excellente |
Plus difficile, souvent remplacement |
*Nombreux alambics en cuivre martelé centenaires fonctionnent encore, souvent ré-étamés.
Les distilleries à gros volumes, comme celles produisant du rhum industriel (rhum de mélasse neutre pour les blends, grande distribution) préfèrent souvent l’inox. Le souci d’hygiène et de standardisation, la capacité à supporter d’immenses volumes, mais aussi des coûts moindres l’emportent. Mais, ici, la personnalité cède à l’efficacité.