Fermentation : rappels et enjeux aromatiques
La fermentation consiste à faire travailler des levures, parfois aussi des bactéries, pour dégrader les sucres de la matière première (canne à sucre, mélasse, céréales, fruits…) et produire de l’alcool, mais aussi une myriade de sous-produits secondaires : esters, acides organiques, aldéhydes, alcools supérieurs. Ce sont ces molécules, souvent en quantités infimes, qui sculptent les premiers contours du profil aromatique d’un spiritueux.
- La fermentation courte (12 à 24 h pour le rhum industriel, 48 h pour de nombreux whiskies) privilégie la production d’alcool, mais laisse moins de place à la formation d’arômes secondaires.
- Les fermentations longues (au-delà de 4 jours pour certains rhums agricoles ou de 100 h pour des distilleries de whisky écossais) amènent de la complexité, avec des profils singuliers et une intensité aromatique décuplée.
Ainsi, la durée d’une fermentation influence non seulement l’intensité, mais aussi la nature des arômes obtenus : fruités, floraux, empyreumatiques, lactiques, ou encore épicés.