L’alambic domestique : objet tabou, objet de collection
L’achat et la détention d’un alambic, même à vocation décorative, sont très surveillés. Depuis 2010 (décret n°2010-1183 du 7 octobre 2010), tout détenteur d’un alambic de capacité supérieure à 0,5 litre doit le déclarer auprès du bureau de douane le plus proche, même si l’appareil ne sert pas à distiller de l’alcool. À noter que
- Les appareils de moins de 0,5 litre sont tolérés sans déclaration.
- La cession, le transport ou l’acquisition d’un alambic d’occasion nécessite aussi déclaration.
Les bruitent persistants sur les forums prospèrent autour du “mini-alambic à essences” ou de la distillation d’huiles essentielles : la limite est ténue, et le champ d’action des douanes demeure large. Prudence, donc, même pour le simple collectionneur !
Cet encadrement strict découle d’une politique fiscale de longue date : la France, premier consommateur mondial d’eaux-de-vie en termes de diversité, entend réserver la maîtrise de l’alcool aux acteurs professionnels contrôlés.